Aller au contenu
Un chien et une main humaine

Les différences entre l'homme et le chien

Comprendre son chien commence par accepter qu'il ne pense pas comme nous.

Le chien partage notre canapé, nos habitudes et parfois nos repas, ce qui nous pousse à lui prêter nos intentions. Cet article revient sur ce qui nous rapproche et ce qui nous sépare : intelligence, conscience, sensibilité, et sur la question de la dignité animale.

L'erreur la plus fréquente : prêter au chien un raisonnement humain

L'interprétation qui revient le plus souvent est celle de l'air coupable. Un chien qui baisse la tête, détourne le regard, plaque les oreilles ou se met sur le dos devant un maître contrarié n'avoue rien : il lit notre voix, notre posture et notre tension, et il tente de les apaiser. Cette réaction est une réponse à l'instant présent, pas un retour sur un acte commis en notre absence.

Un repère simple aide à sortir de ce malentendu : chercher d'abord la cause matérielle avant la cause morale. Un chien seul plusieurs heures, sans sortie suffisante, sans occupation et sans repère horaire stable accumule de l'ennui et de la tension, et cela s'exprime par des objets détruits ou des accidents propreté. Se demander ce qui manque dans sa journée donne presque toujours plus de résultats que se demander ce qu'il a voulu nous faire comprendre.

Autre point de vigilance : le chien ne comprend pas nos phrases, il comprend des sons associés à des situations répétées. Mieux vaut donc peu de mots, toujours les mêmes, et une cohérence entre ce qu'on dit et ce qu'on fait. Si un changement de comportement apparaît brutalement chez un chien jusque-là équilibré, une consultation vétérinaire s'impose avant toute interprétation psychologique : la douleur se cache souvent derrière ce que l'on prend pour un caprice.

Les différences entre l’homme et le chien, quelles sont elles ? Pourquoi le sont elles ?
Le chien étant devenu un membre de notre famille à part entière, nous avons tendance à oublier qu’il reste un animal.
Et à mal interpréter ce qu’il essaie de nous dire, nous risquons d’aller droit dans le mur.

Les hommes se vengent !
Pas les chiens… Les chiens deviennent destructeurs ou malpropres par anxiété ou par ennui, jamais par esprit de vengeance.

Les hommes ont l’habitude de dire que les animaux ne sont pas intelligents et qu’ils n’ont pas de conscience.
C’est-à-dire qu’ils n’ont pas conscience du sens de leur existence et qu’ils ne savent pas qu’ils vont mourir.
Mais cette idée est de plus en plus critiquée aujourd’hui…

En effet, de nouvelles études scientifiques prouvent que certaines espèces font preuve d’intelligence en utilisant des outils, en établissant des règles de vie en groupe, en transmettant des connaissances aux plus jeunes ou en utilisant un langage complexe.

Quant à la conscience, personne n’est parvenu à se mettre dans la tête d’un chien ou d’un chat pour savoir ce qu’il pense vraiment.
Mais ce n’est pas la peine d’être un scientifique pour savoir que les animaux sont sensibles et qu’ils cherchent à communiquer avec nous.
Certaines religions comme l’hindouisme croient qu’après la mort, l’âme humaine s’installe dans le corps d’un animal.
Le mot animal vient lui-même du latin anima qui veut dire « âme »…



L’humanité n’est-elle qu’une espèce animale qui a bien réussi ou l’Homme garde-t-il une différence qui le distingue irréductiblement de l’animal ?
La question mérite d’être posée alors que l’on découvre sans cesse de nouveaux talents chez nos amis les animaux.

L’éthologie (l’étude du comportement animal) a montré également que certaines caractéristiques réputées propres à l’homme étaient en réalité partagées par certains animaux.

L’anti-spécisme : pour une égale dignité des animaux et des hommes

L’anti-spécisme prône que la dignité des humains n’est pas supérieure à celle des animaux.

S’appuyant sur cette conviction, l‘antispécisme, un mouvement né dans les années 1970, dénonce la hiérarchisation des êtres vivants en espèces inégales.
Mais aussi l’exploitation des espèces animales par l’espèce humaine, auto-décrétée supérieure aux autres.
Elle milite pour la reconnaissance et le respect de l’égale dignité des animaux par rapport aux hommes.
Sur le modèle de l’antisexisme et de l’antiracisme, l’antispécisme réclame l’extension du principe d’égalité aux animaux, en particulier le respect de leur droit à ne pas souffrir.

Ainsi, afin de mieux comprendre votre chien, dites-vous que si vous le considérez souvent comme un drôle d’humain, lui vous considère comme un drôle de chien.

Même si vous êtes plus grand que lui, si vous avez une odeur différente de la sienne,
si vous êtes capable de faire des choses aussi impressionnante que conduire une voiture ou ouvrir une boîte de conserve, il vous considère comme un congénère et communique avec vous comme avec l’un de ses semblables.

N’oubliez jamais cela…La boule de poils la plus craquante restera toujours fidèle à ses origines : un loup déguisé en chien

Questions fréquentes

Un chien peut-il se venger de son maître ?

Non. Les comportements que l'on prend pour de la vengeance, comme la destruction d'objets ou la malpropreté, s'expliquent par l'anxiété, l'ennui ou un besoin non satisfait. Le chien réagit à une situation, il ne prépare pas une réponse différée à une contrariété.

Le chien a-t-il conscience de lui-même et de la mort ?

Personne ne peut le dire avec certitude, puisque nul ne sait exactement ce qu'un chien pense. Ce qui est observable, en revanche, c'est sa sensibilité, sa mémoire des situations et sa recherche constante de communication avec nous.

Pourquoi est-il risqué de traiter son chien comme un humain ?

Parce que cela conduit à mal lire ses signaux. Si l'on croit qu'il agit par malice ou par jalousie, on répond par le reproche là où il faudrait modifier son cadre de vie, ses sorties ou ses occupations. Le malentendu s'installe et le problème persiste.