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Le Komondor

Le Komondor

Le gardien de troupeau à la robe cordée, rare en France.

Le Komondor intrigue par sa silhouette massive et sa toison blanche en cordes, qui lui a valu le surnom de chien serpillère. La fiche qui suit détaille ses caractéristiques physiques, ses besoins en soins et en alimentation, son histoire de protecteur de troupeau et son comportement.

Ce qui surprend les futurs maîtres d'un chiot Komondor

La robe cordée ne se brosse pas : elle se sépare à la main. Vers l'âge de un à deux ans, le poil de chiot laineux commence à se feutrer et il faut détacher régulièrement les mèches les unes des autres pour éviter qu'elles ne forment une masse compacte contre la peau. Après un bain, le séchage est très long, et un chien remis dehors encore humide garde l'humidité au cœur des cordes. Beaucoup de propriétaires découvrent cet entretien une fois le chien adulte, alors que l'habitude se prend dès les premiers mois.

L'autre surprise tient au tempérament. Un protecteur de troupeau a été sélectionné pour décider seul, de nuit, loin de l'humain : il n'attend pas d'ordre pour évaluer une situation. Cette indépendance n'est pas de la désobéissance, mais elle demande une socialisation précoce et suivie, avec des visiteurs, des bruits et des lieux variés, pour qu'il apprenne à distinguer l'inhabituel du menaçant. Un terrain clôturé et de l'espace comptent davantage, pour cette race, que de longues séances sportives.

Enfin, la taille adulte se prépare tôt : une croissance de grand chien s'accompagne d'articulations fragiles pendant plusieurs mois, ce qui invite à éviter les escaliers répétés, les sauts et les efforts prolongés chez le chiot. Pour tout doute sur la croissance ou l'état de la peau sous les cordes, le vétérinaire reste le bon interlocuteur.

Attention ! Le Komondor où “chien serpillère”, possède une robe blanche, épaisse et cordée. C’est un grand chien utilisé exclusivement pour la garde.

Son poids peut atteindre 60KG, ce qui nécessite une alimentation substantielle.
Sa santé est solide ; rustique il apprécie de vivre dans les grands espaces.

Rare en France, il fait partie de la famille des chiens de berger, il est en fait un protecteur de troupeau au même titre que le chien de montagne des Pyrénées ou le patou.

Son rôle au sein du troupeau n’est pas de diriger les bêtes, mais de monter la garde et de les défendre contre les loups, ours, chiens errants et intrus.

Hors troupeau, il garde cet instinct de protection,
s’attache fortement à son maître et surveille une propriété.

Il a besoin d’espace et ne saurait être heureux dans un appartement.
D’un gabarit puissant, ne reculant devant rien, il repousse ne serait-ce que par sa prestance impressionnante et son grognement sourd et dissuasif.

Le komondor est un chien qui s’éduque et se sociabilise dès la naissance.
Ce travail est commencé par l’éleveur et doit être pris en charge par tout nouveau propriétaire.

Le mâle est un chien qui atteint les 80 kilos, la femelle 60 ; 

Caractéristiques du Komondor

Le Komondor possède un style quelque peu original.
Il est reconnaissable entre mille grâce à ses poils de couverture blanc ivoire particulièrement denses qui ressemblent à des cordes tressées feutrées.

Le pelage peut atteindre 27cm de long, le chien bénéficie d’un gabarit plutôt imposant et fait entre 65 et 80cm de hauteur au garrot et pèse entre 40 et 60kg. Le corps inscrit en carré révèle une allure fière et digne.
Sa tête reste relativement massive, mais sans détonner du reste du corps.
Sa truffe est noire et a un stop accentué.
Ses oreilles en U ou en V sont placées à mi-hauteur et sont pendantes.
Au niveau des yeux, le chien les a de couleur brun foncé.

Soins et Alimentation

Le Komondor n’est pas épargné par certaines maladies typiques des grands chiens comme la dysplasie de la hanche.

Une surveillance des maladies oculaires (entropion) et dermatologiques (dermatites, kystes sébacés) est également de rigueur.

Côté alimentation, rien de spécifique.
Il n’est pas très gourmand , il suffit de bien respecter les rations et les taux de nutriments essentiels à son développement.

Historique

C’est au 9ème siècle que le Komondor est introduit en Hongrie par la Magyars, peuple émigrant des steppes d’Asie centrale.

On lui confie alors la garde des troupeaux de moutons “Racka” à la toison très proche de celle des komondors.

Il est connu, grâce aux expositions depuis 1970.

Comportement

Il a l’âme d’un chef ; c’est un principe à ne jamais oublier quand on entreprend son éducation.

Attention ! Il ne faut pas “écraser” le chiot car un Komondor trop soumis peut être dangereux.

Il faut lui apprendre, sans sévérité mais avec une grande fermeté, à obéir.

Vers l’âge de 9 mois, le processus naturel de cordage va commencer et il faut alors séparer les cordes naissantes en suivant leur formation naturelle.

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Questions fréquentes

Le Komondor peut-il vivre en appartement ?

C'est un chien rustique et volumineux, habitué aux grands espaces et à la surveillance d'un territoire. Un logement sans extérieur ne correspond ni à son gabarit ni à sa vocation de gardien.

Faut-il tondre un Komondor pour lui éviter la chaleur ?

Sa toison cordée l'isole aussi bien du froid que de la chaleur. Le choix d'une coupe se discute au cas par cas avec un professionnel, en fonction de l'état du poil et de la peau du chien.

Le Komondor convient-il à un premier chien ?

Sa taille, son indépendance de protecteur de troupeau et l'entretien de sa robe en font une race exigeante. Elle s'adresse plutôt à des maîtres déjà familiers des grands chiens et capables de lui offrir de l'espace.