Le Barzoï fascine par sa silhouette effilée et son pelage soyeux, mais derrière cette allure de prince se cache un chien de chasse à vue au tempérament bien à lui. Cette fiche revient sur ses origines russes, ses caractéristiques physiques, son caractère, le profil de maître qui lui convient et les points de santé à connaître. Avant de la lire, voici quelques repères sur ce que ce lévrier demande réellement au jour le jour.
Ce qui surprend les nouveaux maîtres de Barzoï
La première surprise concerne la liberté. Le Barzoï est un chasseur à vue : une silhouette qui bouge au loin peut suffire à déclencher une poursuite, et le rappel devient alors inaudible. Concrètement, cela signifie des sorties en laisse ou en longe hors des espaces entièrement clos, et une vigilance permanente près des routes, des champs et des zones où circulent petits animaux et gibier.
La deuxième surprise touche à la dépense physique. Un Barzoï n'a pas besoin de marcher des heures, mais de pouvoir s'étirer en galopant sur un terrain sûr et dégagé, puis de récupérer longuement au calme. À la maison, c'est un chien souvent discret, amateur de canapés moelleux : sa morphologie fine et son peu de graisse lui font apprécier les couchages épais et les pièces tempérées.
L'entretien du poil, enfin, est plus régulier qu'intense. Un brossage suivi, en insistant derrière les oreilles, sous la poitrine, aux culottes et à la queue, évite les nœuds qui se forment vite sur un poil long et soyeux. Sur ce chien sensible et attaché à une seule personne, l'éducation se construit dans la douceur et la constance : la contrainte le braque, la répétition calme le convainc. Pour toute question de santé, d'anesthésie ou de traitement, seul un vétérinaire pourra répondre après examen.
Barzoï – dit Le Lévrier russe
Certainement l’un des chiens des plus élégants
Ce Lévrier originaire de Russie est tout d’abord élevé en meute par la noblesse russe et représente à lui seul toute une légende.
Autrefois utilisé principalement pour la chasse, à l’heure actuelle on le rencontre surtout comme chien de compagnie.
Le Barzoï est parfois surnommé le «Prince Russe» du monde canin.
Malgré son nom, il est d’origine arabe.
Il est importé en Russie au XVIIe siècle, le Barzoï évolue et est utilisé avant la Révolution par les nobles russes pour chasser en meute le lièvre et le loup.
Cet animal fier, à la vue perçante, peut effectuer des pointes de 50 km/h à la course.
Caractéristiques physiques du Barzoï
Ce lévrier à poil long est de grande taille, environ 80 cm au garrot ! Son corps élancé, est bâti en arc de cercle.
Son poil est long, soyeux et ondulé.
C’est d’ailleurs bien souvent son pelage particulier qui permet de distinguer au premier coup d’oeil le Lévrier russe de toutes les autres races de Lévriers.
Caractère et aptitudes du Barzoï
Son allure aristocratique, un brin hautaine, dissimule une grande sensibilité et un attachement exclusif à son maître, qui seul aura autorité sur son chien.
Ce n’est pas l’animal de compagnie de tout le monde et il est préférable de bien connaître les chiens avant de s’intéresser à cette race.
Prédateur et dominant, le Barzoï peut se montrer agressif vis-à-vis de ses congénères.
Il est évidemment taillé pour la course et la poursuite à vue.
Quoi qu’il en soit, Le Barzoï sait se montrer calme et détaché, très observateur, il est particulièrement attentif à son environnement.
Il est aussi intelligent, que sensible, calme et réservé.
C’est également un chien têtu envers qui il faut s’affirmer et se montrer plus tête de mule que lui !
De par son caractère sensible, c’est un chien qu’il ne faut pas brusquer lors de son éducation.
C’est pourquoi, il faut se montrer ferme mais employer aussi la douceur.
Le Barzoï a conservé tous ses instincts de chasseur, dès qu’il flaire une piste il est presque impossible de le retenir.
Malgré tout, il aime la compagnie des enfants mais ne supporte pas d’être la victime de ceux-ci.
Comme on pouvait s’y attendre, même s’il déborde d’énergie et a besoin de se dépenser au maximum à l’extérieur, le Barzoï aime également le confort et la tranquillité de l’intérieur de la maison.
Le Barzoï est un chien exclusif, qui n’a « qu’un » maître.
Ainsi, il est extrêmement attaché et dévoué à celui qu’il aura choisi (le plus souvent, la personne de la famille qui l’élève et qui s’occupe le plus de lui).
Le maître idéal
Le Barzoï a besoin d’un maître attentionné à son égard et ferme, qui doit lui faire accepter l’ensemble des membres de la famille.
Des promenades dans de grands espaces mais sous haute surveillance !
Car l’instinct de chasseur du Barzoï le prédispose aux départs impromptus.
Et n’espérez pas rattraper un Lévrier Russe parti au pas de course, c’est peine perdue !
Son maître doit être disponible et présent, car cette race de chien ne supporte pas la solitude.
Il apprécie une maison individuelle avec un grand jardin où il peut s’ébattre et courir.
Santé : affections et maladies courantes
Issu d’une race de chien robuste, le Barzoï peut néanmoins régulièrement souffrir de problèmes digestifs :
Tels que des ballonnements, et doit bénéficier d’une alimentation de qualité.
Par ailleurs, le Barzoï peut souffrir d’une dysplasie de la hanche.
Il peut être utile de dépister une éventuelle dysplasie et faire réaliser une radiographie de la hanche de votre lévrier russe chez un vétérinaire.
Vous devez aussi prendre les mesures pour limiter au plus tôt les risques d’arthrose qui risques de survenir avec l’âge.
Taille mâle : 75 à 85 cm – Taille femelle : 68 à 78cm
Poids mâle : 30 à 48 kg – Poids femelle : 30 à 43 kg
Couleur : Toutes les couleurs uniformes ou pie sauf le marron
Longévité : 13 ans
Poil : Long et soyeux, légèrement bouclé
Risque de maladies :
Torsion de l’estomac; atrophie rétinienne et cataracte en vieillissant; callosités sur les coudes
Alimentation : Environ 450 g de croquettes par jour
Toilettage : Brossage hebdomadaire
Questions fréquentes
Le Barzoï convient-il à une personne qui adopte son premier chien ?
Ce n'est pas le choix le plus simple. Son indépendance, son instinct de poursuite et son attachement exclusif à un seul maître demandent de l'expérience canine et une grande régularité. Un débutant très entouré et prêt à s'adapter peut y arriver, mais il vaut mieux avoir déjà vécu avec un chien de caractère avant de s'engager.
Un Barzoï peut-il vivre avec un chat ou un petit chien ?
La cohabitation est possible mais jamais automatique, car il reste un prédateur qui réagit au mouvement. Elle se prépare avec un chiot habitué très tôt aux autres animaux de la maison, des présentations progressives et une séparation lorsque personne ne surveille. Avec un chien adulte au tempérament dominant, la prudence s'impose encore davantage.
À quoi faire attention avant de se tourner vers des chiots barzoï ?
Il est utile de rencontrer les parents pour observer leur équilibre, de vérifier les conditions d'élevage et la socialisation des chiots, et de se renseigner sur les dépistages pratiqués dans la lignée. Il faut aussi anticiper le format adulte de la race, l'espace de détente sécurisé nécessaire et le budget d'entretien courant. En cas de doute sur la santé d'un chiot, un vétérinaire est le seul interlocuteur pertinent.